village de moissey

monographie de moissey

de Edmond Guinchard (1913).

3. Géographie administrative, pages 23 à 36.

dactylographie de Marie-Noëlle Cognonatto

village de moissey

 

monographie

III

GEOGRAPHIE ADMINISTRATIVE

 

Le Village

Il est bâti, comme nous l'avons dit précédemment, sur le penchant d'un coteau qui s'élève graduellement du sud-ouest au nord-est, en suivant la direction de la route de Dole à Gray, avec une pente transversale descendant de l'est à l'ouest. Les maisons sont disposées comme dans les villes, bien construites en pierres, couvertes en tuiles, et élevées en général d'un étage au-dessus du rez-de-chaussée. Elles sont assises sans symétrie ; les unes bordant immédiatement la rue ; les autres en retrait, avec une cour exiguë en avant ; quelques-unes enfin présentant sur leur façade une lourde rampe d'escalier en piere, qui conduit extérieurement au premier étage. C'est le genre des maisons du vignoble.

A l'exception de la rue principale (route de Dole à Gray), les rues sont généralement rapides, tortueuses et étroites. Elles aboutissent transversalement sur la grand'rue, avec laquelle elles forment presque toutes des angles aigus. Les rues Haute, autrefois rue d'Amont, Basse, anciennement rue d'Aval, de Pesmes, de la Serre, de Fontaine, de l'Eglise, des Jardins, d'Auxonne, de Frasne, indiquent suffisamment leur situation et leur direction. La ruelle du Croutot est étroite et rapide. La rue Malconsort doit probablement cette dénomination à l'étymologie : Malus consors (mauvais compagnon), parce qu'elle était autrefois mal fréquentée. La rue Petitpain était habitée, à l'époque de la Révolution, par le boulanger Eloy Petitpain qui lui a donné son nom ; celle du Dieu de Pitié commence à côté de l'Oratoire du même nom. La rue de l'Eglise n'est guère qu'un escalier , celle des Chevaux est très escarpée. La rue de Versailles conduit au coteau des Craies. Quant à la rue Belle Orange, elle ne justifie pas son nom ; elle aboutit sur la rue des Cazeaux, tortueuse et sombre. Le Fort Griffon est le plus ancien quartier du village.

En dehors de l'agglomération continuée au sud-ouest par le faubourg de Dole, le village comprend encore le Mont-Chatenot, le Moulin, puis Château-Neuf et la Tuilerie, ces deux derniers distants de un kilomètre.

Depuis quelques années la municipalité a consacré une partie de ses ressources à l'amélioration des rues, notamment à la construction de caniveaux.

L'éclairage électrique a été installé en 1911 : 16 lampes publiques ont été placées par la société électrique de Franche-Comté, de Saint-Vit (Doubs), qui a obtenu la concession.

 

Mouvement de la population

Malgré les guerres qui ravagèrent le pays, notamment sous Louis XI, la population de Moissey augmenta successivement depuis 1150. Marquiset dit qu'en 1647 "on avait déjà planté plus de 400 journaux de vigne et l'on cultivait autant de terres labourables.

Un grand nombre d'habitants exploitaient à cette même époque plusieurs carrières de pierres propres à bâtir ou à faire des meules. Au dénombrement fait en 1716 on trouva 127 ménages." Le chiffre s'accrut ensuite d'une façon notable, si bien qu'en 1791 Moissey avait 900 habitants. Il y eut ensuite des variations. Le chiffre le plus élevé fut atteint en 1836 : on comptait 960 habitants dans 249 ménages. Jusqu'en 1846 la situation resta presque stationnaire ; mais le dénombrement de 1851 accusa une diminution de 60 habitants et, depuis cette date, la population a sans cesse baissé, sauf quelques accroissements peu sensibles. Elle est actuellement de 516 habitants et tout fait prévoir que la décroissance s'accentuera. Le tableau suivant donnera une idée exacte du mouvement de la population de 1806 à nos jours :

Ici tableau de la page 25

La décroissance constante et considérable de la population depuis 1880 s'explique par ce fait que les habitants, presque tous vignerons, ont été éprouvés par les mauvaises récoltes dues à l'invasion du phylloxéra d'abord, puis à l'apparition des maladies cryptogamiques qui ont complètement dévasté le vignoble. Beaucoup de familles ont émigré vers les grandes villes, à Paris surtout, ne pouvant plus vivre avec les maigres produits de leur travail.

Actuellement, les jeunes gens, au sortir du régiment, font presque tous des demandes d'emploi en rapport avec leur degré d'instruction et obtiennent des places de gendarme, garde-forestier, agent de police, employé au chemin de fer, etc. Ce sont autant de bras enlevés à l'agriculture et le mouvement est difficile à enrayer.

 

Services administratifs-Offices-Charges

Moissey est un centre où résident la plupart des fonctionnaires du canton. On y trouve un receveur de l'enregistrement, un receveur et un commis principal des contributions indirectes, une brigade de gendarmerie à cheval (5 hommes), une receveuse des postes, un percepteur, un brigadier forestier.

L'étude de notaire a été supprimée en 1913 et transférée à Montmirey-le-Château. Autrefois l'agent voyer cantonal résidait aussi à Moissey. Il y eut en outre, jusqu'en 1858, un sous-inspecteur des forêts. Plusieurs médecins exercèrent autrefois au village : les deux frères Guillaume dont il sera parlé au chapitre IX, et le fils de l'un d'eux ; puis Sireguy, Durand, Odille, officiers de santé, le docteur Joseph Poinsot, tous natifs de Moissey.

Moissey a fait partie du canton de Menotey jusqu'à la fin de la Révolution.

 

LISTE DES NOTAIRES DE MOISSEY

Communiqué par Me Dunoyer, notaire à Montmirey-le-Château.

1° Me JEANNIER, Nicolas (1682-novembre 1717).

2° Me GENTIL, Charles-François-Xavier (novembre 1717-novembre 1738).

3° Me DERRIEY, Claude-Antoine (novembre 1738-novembre 1753).

4° Me GENTIL, Charles-François-Xavier, 2° exercice, (novembre 1753-octobre 1772).

5° Me GELIN, Jean-Claude (31 octobre 1772-4 vendémiaire an III), décédé en fonctions.

6° Me LAVY, Alexis-Simon (9 vendémiaire an IV-30 juillet 1821).

7° Me BELVAUX, Claude-François (10 mars 1822- 3 août 1824).

8° Me FOREY, Edme (3 août 1824-24 février 1835).

9° Me GRISON, Pierre-Antoine-Emile (24 février 1835- 8 juillet 1842).

10° Me DIETRE, Narcisse-Lucien (8 juillet 1842-7 avril 1867).

11° Me JUSSY, Eugène-Joseph (7 avril 1867-23 juin 1875).

12° Me BESSON, Joseph (23 juin 1875-15 mai 1910), décédé en fonctions.

13° Me DUNOYER, Paul-Constant-François (26octobre 1910-15 février 1913).

 

Etudes réunies à celle de Moissey, aujourd'hui à Montmirey-le-Château et unique au canton :

 

1° Etude d'Amange, réunie en 1787 (minutes des exercices Callot, de 1705à 1717 et Defuans, de 1717 à 1745. De 1745 à 1772, minutes perdues. De 1772 à 1787 Jannot, Jean-François).

2° Etude de Montmirey-la-Ville, réunie en février 1905. (Etude créée vers 1700, avec minutes de l'ancienne étude d'Offlanges, Me Lizanet).

3° Etude de Thervay, dont le siège depuis 1905 était à Montmirey-le-Château, réunie le 15 février 1913. (Etude créée en 1730).

 

L'étude de notaire de Moissey a donc existé 231 ans, de 1662 à 1913.

 

LISTE DES RECEVEURS DE L'ENREGISTREMENT DE MOISSEY

Communiqué par M. Bruneau, Receveur à Moissey

 

1. LAUDE (1838).

2. CALLET (1840).

3. PUPUNAT (1842).

4. RONJEAN (1844).

5. HELION (1845).

6. PAILLOT (1847).

7. GAGNEUR, surnuméraire (1848).

8. CARDOT (1850).

9. CHAUVIN, surnuméraire (1852).

10. BERTRAND (1852).

11. CHAUVIN, surnuméraire (1853).

12. PAVANS DE CECCATY, surnuméraire (1855).

13. FOURNIER (1857).

14. MARCHAL, surnuméraire (1859).

15. LYVET (1861).

16. DUTET (1863).

17. FIDON (1866).

18. BAVEREY (1868).

19. BOURGEOT (1869).

20. MATHERE (1871).

21. BERTHELIN (1873).

22. LARGER (1877).

23. ZEDET, surnuméraire (1879).

24. GENIN (1880).

25. HUSSON (1882).

26. PAQUET (1883).

27. BASIN (1884).

28. MORVAN (1886).

29. GENCE (1889).

30. PUJOT, surnuméraire (1889).

31. ARQUINET (1892).

32. LACOMBE (1895).

33. PICARD (1898).

34. BURLET (1900).

35. SOTTY (1901).

36. MATHIEU (1902).

37. NOSJEAN, surnuméraire (1902).

38. CHARAU (1903).

39. NONY (1906).

40. PRENEY (1908).

41. TOULME (1911).

42. DEVIENNE, surnuméraire (1912).

43. BRUNEAU (1912).

 

La création du bureau fut demandée par une délibération du 18février 1791 ; le conseil général de la commune désire "qu'il soit établi à Moissey un enregistreur pour les actes publiques, à raison de la trop grande distance qu'il y a d'aller à Dole, Gendrey ou St-Aubin". Le bureau avait déjà existé entre 1742 et 1760, puis il était passé partie à Dole, partie à Gendrey.

La demande de la Municipalité de Moissey n'aboutit pas. Le 1er janvier 1809 un Bureau fut crée à Montmirey-le-Château ; il fut transféré à Moissey le 1er janvier 1842. (Les deux premiers Receveurs de la liste ci-dessus habitaient Montmirey-le-Château).

 

LISTE DES EMPLOYES

DES

CONTRIBUTIONS INDIRECTES DE MOISSEY

Communiquée par M. Pagès, Receveur à Moissey

 

RECEVEURS

1. André PONCE (1832).

2. Nicolas MILLOT (1835).

3. Pierre BALDY (1836).

4. Jacques FEVRE (1840).

5. Félix ROUYER (1841).

6. Eléonard HENRIOT (1842).

7. DOUTRE-ROUSSEL (1858).

8. Jean ROMAIN (1865).

9. Alfred VUILLEMIN (1870).

10. Claude BERNARD (1872).

11. Joseph HURTARD (1878).

12. Aimé ARRACHART (1892).

13. René NELATON (1901).

14. Joseph DUTHU (1911).

15. Louis PAGES (1912).

 

COMMIS PRINCIPAUX

1. Frédéric FOUCAULT (1838).

2. Jean-Louis FAIVRE (1835).

3. Eléonard HENRIOT (1837).

4. Jean AUBAYE (1842).

5. Auguste DEVILLE (1846).

6. Vital MICHEL (1858).

7. François COLLESOLLE (1860).

8. Jean JULIEN (1868).

9. Félix PONCELET (1869).

10. Jules RIED (1876).

11. Maurice BURUET (1879).

12. Albert LAMBELIN (1880).

13. Pierre ROGER (1902).

14. Paul CORNESSE (1908).

 

La recette fut créee en 1832. C'était une recette à cheval. Elle est devenue recette à bicyclette pendant l'exercice de MM. Nélaton et Roger.

 

LISTE DES PERCEPTEURS DE MOISSEY

Depuis 1830

Communiqué par M. Pageault, Percepteur à Moissey

 

POINSOT (1830).

DENISET (1845).

BOUDON (1851).

MAILLET (1857).

MILLOT (1861).

PORTET (1863).

GENISSET ( 1865).

DESTAING (1870).

ZIMMER, dit Lorentz, intérimaire (1877).

BAPST (1878).

VIGNIAUD (1890).

COUTROT (1893).

MAILLAN, intérimaire (1904).

BARODET (1905).

CLERC (1908).

PAGEAULT (1911).

 

Le bureau de perception de Moissey fut transféré au mois de mai 1876 à Montmirey-le-Château. Le Conseil municipal demanda son retour à Moissey, par une délibération du 8 février 1877 qui fut approuvée.

 

Finances municipales

La commune de Moissey a toujours manqué de ressources. On s'en rend compte en parcourant les registres de délibérations du Conseil municipal. A plusieurs reprises les différentes assemblées communales se sont vues dans la nécessité d'ajourner et même d'abandonner complètement de nombreux projets concernant l'amélioration des rues, des chemins, des bâtiments communaux, faute des ressources indispensables à leur réalisation. Cette situation a même conduit la municipalité à des extrémités regrettables. C'est ainsi qu'en 1872 le Conseil déclare "que la commune ne peut plus faire face à ses paiements et délibère à l'unanimité de demander à l'autorité compétente que le traitement de la directrice de la salle d'asile soit supprimé. " Or, ce traitement était de 200 fr.

La commune a eu recours de tout temps à des emprunts pour solder des dépenses de première nécessité et l'état des finances est devenu parfois très précaire. Les contribuables ont dû payer de lourds impôts, par suite de l'établissement de nombreux centimes additionnels. Tant que les récoltes en vin ont été bonnes ils ont pu supporter ces charges ; mais depuis plusieurs années on a dû renoncer à les imposer sans cesse et la commune équilibre aujourd'hui son budget en suivant de très près le mouvement de ses recettes et en réduisant ses dépenses au strict nécessaire.

Ouvrons une parenthèse pour dire qu'au moment de la confection du cadastre (1824) les vignerons de Moissey ont fait taxer leurs vignes à un revenu beaucoup trop élevé, à cause du cens électoral. Ainsi un hectare de vigne de 1.. classe a un revenu cadastral de 180 fr. et le montant de l'impôt est de 45 fr. Beaucoup de ces vignes, aujourd'hui en friches, ne peuvent être louées que 30fr. l'hectare pour être mises en culture ; leur revenu réel est ainsi inférieur de 15fr. au chiffre de leurs contributions. C'est là une situation inique et intolérable qui cessera en 1915 avec l'application de la nouvelle évaluation des propriétés non bâties.

Les habitants sont impatients ; on ne saurait les en blâmer.

La commune n'a donc pas de ressources ? Qu'on en juge ! Sur 631 hectares de bois qu'elle possède sur son territoire, 145 seulement lui appartiennent. Chaque coupe affouagère, exploitée à 25 ans d'âge, a une superficie de 4 hectares et demi en moyenne et fournit environ 500 stères de bois de chauffage et 4.500 fagots par an. Ce bois est partagé entre les habitants. Les futaies sont vendues au bénéfice de la caisse communale et procurent une recette annuelle qui a déjà varié entre 120 fr. et 1.400 fr. (La moyenne des dix dernières années est de 550 fr.). Le nouvel aménagement du quart en réserve, effectué en 1908, comprend en outre 6 coupons d'une contenance totale d'environ 35 hectares. Chaque coupon exploité et vendu à 25 ans ne produira guère que 3.500fr. Le premier n'atteindra l'âge d'exploitation qu'en 1921.

La commune n'a pas de terrain à louer ; les friches du Mont-Guérin et de la Craie sont abandonnées au libre parcours.

Elle a dû vendre cette année un titre de rente de 21 fr. pour payer une partie de l'installation de l'éclairage électrique.

Sa part sur les fonds disponibles du budget des cultes est sa principale recette ; elle a atteint 1.003 francs en 1911.

La taxe d'affouage (1.700fr.environ) est inférieure d'au moins 300 fr. au montant des charges de la coupe annuelle.

La taxe sur les chiens a produit 177 fr.en 1912. La chasse n'est louée que 35 fr. Les concessions de pierre silicieuse rapportent de 50 à 110 fr. Le presbytère est loué 180 fr.

Enfin, la commune a encore actuellement 1.500 fr. de dette ; elle s'est libérée de 7.700 fr. depuis 1905 par des prodiges d'économie.

La situation financière n'est donc pas brillante. Néanmoins le budget est équilibré chaque année sans autres centimes additionnels que ceux relatifs aux contributions directes, aux chemins vicinaux, au traitement du garde-champêtre, avec 3 centimes environ pour insuffisance de revenus.

Le budget total de 1912 s'élevait, d'après les prévisions, à 9.364 fr. Les recettes ont atteint 9.775 fr. 51. Dans ce dernier chiffre la dépense de l'éclairage électrique figure pour une somme de 1085 fr. 05 représentant seulement la fourniture et l'installation des lampes de rues et des édifices communaux. L'éclairage proprement dit coûte 360 francs par an et la dépense pour 1912 et 1913 figure au budget de cette dernière année.

 

Oeuvres de Bienfaisance

La création officielle du Bureau de Bienfaisance remonte à l'année 1797. Conformément à la loi du 7 frimaire an V et "sur l'observation faite par l'agent municipal de la commune de Moissey qu'il a été constitué plusieurs rentes au profit des indigents de la commune dont la perception et distribution nécessite l'établissement d'un Bureau de Bienfaisance, l'administration municipale du canton de Menotey arrête qu'elle va s'occuper de l'établissement d'un Bureau de Bienfaisance en conformité de ladite loi en nommant au scrutin cinq membres pour le composer ". Les cinq premiers membres furent : Claude Gaillard, fils de Jean-Baptiste ; Jean-Baptiste Gaudillot ; Christophe Verne (ancien recteur d'école) ; Claude Bailly et Claude-François Derriey.

 

Voici la liste des principaux legs faits en faveur du Bureau, dont les archives communales nous ont révélé l'existence :

1° 1709-1712. - 2 rentes dues par Jean Bailly, chacune de 100 livres, par contrats des 27 novembre 1709 et 20 novembre 1712. - Une autre par Claude-François Guillaume, créée le 27 novembre 1712, en principal de 100 livres.

2° 1740. - rente en principal de 1000 livres à l'intérêt de 50, sur Pierre-Joseph Guillaume et Marguerite Touret sa femme, par contrat du 22 mai 1740.

3° 1778. - Testament de Mme Jeanne Sireguy, veuve du sieur Joseph Rabuet, publié le 15février 1778 ; capital : 2000 livres, intérêts, 100 livres.

4° 1779. - Constitution de rentes sur les Etats de Bourgogne, en principal de 2.572 livres, arrérages : 128 livres 12 sols, échéance premier janvier, du 12 juillet 1779. - Autres rentes sur les Etats de Bourgogne en principal de 4.600 livres. (Ces deux capitaux furent employés à l'acquisition de biens nationaux en 1791).

5° 1782. - Testament de Mme d'Antrage, publié le 12 février 1782...(somme non indiquée).

6° 1784. - Testament de Mme Guillamier, épouse de M. de Reculot, publié le 2 mars 1784...(idem).

7° 1785. - Testament du sieur François Limasset, prêtre-vicaire à Moissey, publié le 18 août 1785...(idem).

8° 1807. - Legs de 3000 francs fait aux pauvres par le sieur Charles-François-Gengulphe Cugnet, par son testament olographe du 26 mars 1807.

9° 1812. - Legs Mathieu Barbier, du 25 février 1812, rente perpétuelle de 50 francs.

10° 1813. - Legs Joseph Guillaume-Bolut, par son testament olographe du 2 novembre 1813: 150 fr.

11° 1843. - Legs Chappuis de Rosières, propriétaire à Couternon (Côte d'Or). 400 francs, par testament olographe du 14 juin 1834.

12° 1876. - Don de MMme Poisot et Masson, nées Gouveau, de Beaune : 1000 francs, somme employée à l'achat de rentes sur l'Etat.

13° 1879. - Legs Royer, par testament en date du 29 janvier 1879 : 1000 francs.

14° 1886. - Don de 100 francs, de M. Bargeton, Préfet de la Loire, (Somme employée en distributions de viande et de vin aux indigents, à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet 1886).

15° 1888. - Legs veuve Myet, à la fabrique et au Bureau de Bienfaisance : 2000 francs.

Depuis sa création, le Bureau de Bienfaisance jouissait en outre du revenu de vignes dont la location des fruits avait lieu chaque année. Actuellement il possède encore des terres et des prés de peu de valeur dont une partie provient de l'ancienne fabrique. Ces biens sont loués 18 francs par an. Il a 240 francs de rentes sur l'Etat. Le budget total de 1912 se monte à 835 fr. 50.

De nombreux secours en nature et en argent ont été délivrés aux indigents à l'époque de la Révolution, au cours des mauvaises années et pendant les hivers rigoureux (1879-1880, par exemple).

Des sociétés d'assurances mutuelles contre la mortalité du bétail, contre l'incendie, fonctionnent de façon satisfaisante.

Les sapeurs-ponpiers ont organisé pour eux-mêmes une société de secours mutuels qui leur assure la gratuité des soins médicaux et des produits pharmaceutiques, ainsi qu'une aide manuelle en cas de maladie.

 

Archives communales

Les archives de Moissey renferment surtout huit registres de délibérations à partir de 1790, seize vieux registres de l'état-civil à couverture de parchemin, dont les plus anciens datent de 1643, et bon nombre de pièces détachées dont quelques-unes indéchiffrables, depuis le XVIe siècle. Un commencement d'incendie survenu accidentellement le 17 octobre 1817 au domicile du maire Bolut, rue Haute, a eu pour résultat "le brulement de quelques effets lui appartenant ainsi que celui d'une boëtte en sapin où étaient renfermés les anciens registres de l'état civil qui en ont été plus ou moins endommagés". Les traces du feu sont visibles sur 9 de ces registres. Un inventaire des archives antérieures à la Révolution a été dressé soigneusement en 1858. Il nous a rendu quelques services pour la recherche et le classement des documents dont nous avons eu besoin.

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