im
|

|
village de
moissey
|
|
|
les
événements de
thervay
|
8 septembre
1944
|
|
|
propos recueillis
par Roland Jean (Progrès de
Lyon)
|
|
|
|
a
|
|
1944
|
Le massacre des fermes de
Thervay, incendiées par les Allemands en
débâcle
|
photo
collection particulière
|
|
|
|
Il y a 60 ans, le 8 septembre 1944
le village de Thervay vivait un cauchemar : Pierre Geley
à 20 ans trouvait la mort, tué par les nazis,
4 Allemands tués, 22 maisons brûlées,
une centaine de personnes sinistrées. Albert
Pélot qui avait 41 ans et Jacques Cosotti 16 ans, se
souviennent.
Ce 8 septembre 1944 sera pour la
population de Thervay une journée qui restera
gravée dans les mémoires, subir l'oppression
nazie sans pouvoir faire un geste. Le maire Victor Jannot
était désarmé devant une telle
situation. Alors que tout semblait calme, on sentait la
libération proche, des colonnes d'Allemands fuyaient
la région pour remonter vers l'Allemagne, quelques
FFI, venant d'Orchamps sont venus chanter la
«Marseillaise» au monument aux morts, le pont de
Malans était détruit par l'occupant, un
Allemand arrive sur la route de Pontailler, il y un
accrochage entre FFI et Allemands, 4 Allemands seront
tués. Les autres Allemands ont abandonné leur
véhicule et ont fui vers le ruisseau pour se cacher
sous un saule.
les
représailles
A l'issue de ces
évènements tout redevenait calme, un nouvel
accrochage eut lieu entre les FFI et les Allemands qui
arrivaient en side-car par Montrambert, ceux-ci ont fait
demi-tour et sont revenus en force; vers 20 heures la
première maison était incendiée, celle
de Robert Bignet, puis celle d'Auguste Darlay, et ainsi de
suite, si bien qu'au total 22 fermes ont été
incendiées. La population fuyait dans les champs, se
cachait, ne pouvant que constater le désastre, le
bétail a péri, se cacher était
primordial. M. le curé Bonjour a refusé aux
gens du village de se cacher à l'église, afin
d'éviter que se renouvelle le cas
d'Oradour-sur-Glane. Albert Pélot, marié et
père trois enfants, nous raconte,
«je
faisais partie du comité de libération,
dont le but était de transmettre les messages
au meunier de Montrambert, M. Lepatey, les plis
étaient cachés dans les boyaux de ma
bicyclette, dira-t-il, j'ai vécu ces moment
difficiles, se cacher était primordial,
protéger la population et la famille».
Jacques Cosotti se souvient de
cette journée,
«on
se faisait petit, dira-t-il, tout le village fut
marqué par ce drame, la solidarité a
joué, (il nous montre des photos des maisons
détruites), celle-ci parlent
d'elles-mêmes, on voit combien notre village a
souffert».
Le lendemain au matin, Georges
Roy, le fromager à Brans venant fabriquer à
Thervay, a découvert le jeune Pierre Geley tué
par les allemands, à l'entrée du village, une
croix en est le témoignage.
Albert Pélot reviendra sur
ce que furent les mois qui suivirent, il a fallu reloger les
gens provisoirement,
«
dédommager tous le monde pour reconstruire,
avec l'appui des services des ponts et
chaussées, je fut délégué
communal pour estimer les dommages dans le village,
faire bien et juste, en 1945 je fut nommé maire
de Thervay, une lourde tâche
m'attendait»
dira encore Albert Pélot,
qui ce 29 août a atteint ses cent un ans. Le 8 mai
2004, au monument, a été apposée une
plaque souvenir de la libération.
paroles
recueillies à Thervay, le lundi 6 septembre
2004.
|
|
|
2004
|
MM. Albert Pelot et Jacques
Cosotti, de Thervay, ont reçu notre grand
reporter.
|
photo
©Roland Jean-2004
|
|
|
paroles recueillies par Roland Jean
à Thervay, le lundi 6 septembre
2004
|